• Mister Prepa X

T’as loupé les meilleures questions du live du 01/05 ? Pas de soucis, séance de rattrapage !

Mis à jour : mai 3

Ce live (animé par Abdelwakil en 2ème année aux Arts et Métiers et Gamou en 4ème année à VetagroSup Lyon) était l’occasion de vous présenter le guide de survie que vous nous avez demandé il y a quelques jours. Nous en avons aussi profité pour répondre à vos questions, et vous avez été au rendez-vous. Mille mercis ! Tu retrouveras dans cet article les questions clefs qui nous ont été posées. Et surtout, n'oublie pas d'aller télécharger le guide sur la page d'accueil !



Les choix d'orientation


1/ Vous saviez déjà quel métier vous vouliez faire pendant la prépa ?


Abdelwakil : Avant la prépa ? Franchement non, et c'est justement c’est pour ça qu’on a créé Mister Prépa X qui a pour but de faire découvrir le monde des grandes écoles. Alors si vous avez des questions sur n’importe quelle école vous pouvez nous les poser, on a un gros réseau avec plein d'étudiants en école ! Moi justement je ne connaissais rien au monde des prépas et des grandes écoles, je ne pensais qu'au foot quand j’étais au lycée justement. C’est mon prof de maths qui m’a conseillé d’aller en prépa, mais je n’étais pas vraiment un gros travailleur et honnêtement je ne pensais pas trop à plus tard. Mon prof m'a poussé, je me suis lancé dans la prépa et à la fin je suis rentré aux Arts et Métiers. J’ai suivi un peu le mouvement, PTSI puis PT, mais plus j’avance plus je commence à penser que je vais m’orienter vers l’aéronautique et me spécialiser la dedans l’année prochaine. Aux arts il faut savoir aussi c’est que les 2 premières années sont des années de tronc commun, et la 3ème année est l’année de spécialisation. Pour ma part je compte faire une spécialité en 3ème année en aéronautique.


Gamou : pour ma part je veux faire véto, la plupart des gens disent que c’est un métier qu’on veut faire depuis l'enfant mais moi pas du tout, j’ai commencé à avoir ce choix là quand j’étais en 3ème. Du coup j’ai continué exprès dans un lycée agricole dans lequel je savais que je pouvais continuer en prépa. Au final c'était un établissement dans lequel je me suis sentie bien pendant 5 ans. Le fait de savoir très tôt ce que je voulais faire m’a vraiment permis d’avoir un moteur tous les jours, me dire voilà, pendant tout le lycée il va falloir que j’ai de supers notes pour avoir un bon dossier pour entrer en prépa. Une fois en prépa il faudra vraiment que je travaille vraiment tous les jours, que je me lève tous les matins pour aller en cours, en khôlles et en DS même si je me ramasse. J’ai vu dans ma promo des gens qui ne savaient pas vraiment ce qu’ils voulaient faire même après les écrits, et le problème c’est que quand tu ne sais pas trop ce que tu veux faire tu ne travailles par forcément avec la même implication ni la même motivation. Du coup, quand t’arrives aux périodes de révisions des concours et que tu te dis « oh bah finalement je veux cette école » et que tu te rends compte que tu aurais dû travailler un petit plus, bah c’est un peu trop tard. C’est important de savoir très tôt ce que l’on veut faire, bien sûr ce n’est pas une obligation, mais c’est juste une aide pour les matins difficiles où on se demande "mais pourquoi je me lève ?!". Quand on s’en rappelle, ça aide vraiment.


2/ Ne pas passer en classe étoile mais avoir une bonne école, c'est compatible ?


Gamou : fausse idée ! Bon en BCPST les classes étoiles ça n’existe pas, mais je connais un peu des gens qui se sont posés la même question dans d'autres filières. Il y a des gens qui ont eu des supers écoles sans être en classe étoile. Ce qu’il faut comprendre c’est qu’en prépa, les profs ne sont là que pour donner une base. 80 % de la réussite, c’est du travail perso. Peu importe la prépa d’où vous venez. A partir du moment où vous visez une école et que vous l’avez bien en tête, il n'y a rien qui vous en empêchera, classe étoile ou pas. Ça ne vous empêchera pas d’avoir l’ENS ou l’X. Y’a pas de soucis à se faire là-dessus.


Abdelwakil : si on prend l'exemple d'Ayoub (en double diplôme Arts et Métiers et Centrale Supelec), il était à la Martinière à Lyon en classe étoile. Si je prends l'exemple d'une top 20, dans son lycée il y en a pleins qui n’étaient pas en classe étoilée et qui ont eu les Arts et Métiers, et à l'inverse il y en a pleins qui étaient en classe étoile et qui les ont même pas eu et qui ont dû faire 5/2. Au final, ça veut rien dire ! Franchement oubliez ces histoires d’étoilées, ne vous mettez pas la pression avec !


3/ Si on a pas de passage en 2ème année, faut-il changer de prépa, aller en DUT ou à la fac ?


Gamou : si tu ne passes pas en spé mais que tu as ton équivalence à la fac ou à l'IUT, tu peux y bifurquer pour passer des concours et intégrer les mêmes écoles via une prépa ATS (post BTS/DUT) ou sur dossier. Surtout qu'on entend souvent dire que ceux qui ont fait prépa avant la fac et l’IUT, c’est plus facile !


Abdelwakil : c’est un bon moyen d’aller à la fac pour avoir une école ! Mais après avoir fait 1 ou 2 ans de prépa, c’est un choix personnel. Je n’ai pas envie de vous poussez à quitter quelque chose pour aller vers quelque chose d’autre. Posez-vous les bonnes questions : est-ce que j’ai encore du potentiel pour faire mieux ? si mentalement tout va bien, est-ce que tu peux continuer en prépa ? Je dirais qu’il faut continuer. En secondaire, on s’en fiche des années. Dans ma promo y’a des gens qui ont 25-26 ans mais on s’en fiche de l’âge ! Une année de plus, c’est rien dans le secondaire, c’est pour ça que si vous n’avez pas l’école voulue au bout de 2 ans ou que vous hésitez à quitter la prépa, je dirais que ça vaut le coup de rester une année. C’est une réelle chance d’être en prépa.

Gamou : exactement, une année de prépa, ce n'est jamais une année de perdue. Je connaissais une fille qui a fait avec moi les 2 ans de prépa, à la fin elle a eu des écoles qu’elles ne voulaient pas, elle voulait véto ou rien. Elle ne se sentait pas de rester en prépa même si elle pouvait faire une 5/2. Du coup elle est partie à l’IUT, grâce à ses équivalences elle est allée directement en 2ème année, puis elle a fait une ATS bio et a intégré véto. Au final ça lui a fait 4 ans au lieu de 2, mais honnêtement elle s’en fiche. Eelle fait ce qu’elle aime et s’en fiche de la différence d’âge.


4/ Réelle différence de travail entre intégrée et traditionnelle ?


Abdelwakil: je pense qu'en prépa intégrée l’école te prépare à des matières plus proches de ce que tu vas faire en rentrant dans le cycle ingénieur. A l'inverse, la prépa traditionnelle te prépare à toutes les écoles. Il y a beaucoup de travail et de matières je pense. J’ai entendu qu’en intégrée tu peux faire les concours d’ingé comme les prépas traditionnelle mais en travaillant d’autres chapitres en plus, d’où la différence de charge de travail. Il faudra qu’on prenne d’autres avis pour mieux répondre.


5/ Des avis sur les prépas ?


Gamou : peut-on dire qu’il y a des prépas meilleures que d’autres ? Je dirais que y’a pas de sous prépa, parce que globalement toutes les prépas pour forment pour réussir des concours. Mais c’est vrai que les prépas réputées comme les parisiennes sont connues pour préparer à des gros concours type l’X ou l’ENS car ils en ont l’habitude depuis plusieurs années. C’est sûr que vous allez dans une toute petite prépa ou une qui vient d’ouvrir, ils ne vont pas forcément vous préparer à ces très grands concours. Mais il est important de se rappeler qu’il n’y a pas de sous prépas, car la prépa c’est une affaire de travail perso, ce n’est pas le niveau de vos enseignant qui va définir où vous allez aller plus tard, c’est vous, votre travail personnel et votre application.


Abdelwakil : c’est sur que si vous aller à LLG ou Ginette, vous avez plus de chance d’aller à l'X. Mais après ça ne veut rien dire. C’est sûr que ça optimise vos chances d’aller dans une grande école. Mais si vous y mettez du votre et vous vous impliquez, vous pouvez rattraper très facilement leur niveau.


6/ Ai-je la chance d’intégrer le lycée du parc à Lyon si je viens d’un lycée moyen mais que j’ai une très bonne moyenne ?


Abdelwakil : ça dépend des autres, mais je pense que c’est possible, si tu es quelqu’un de sérieux et que tu as de bonnes appréciations surtout, tu peux y rentrer facilement. Le plus dur ce n’est pas d’y entrer, c’est de tenir une fois dedans. Le parc, c’est difficile.




La vie en prépa


1/ Je suis en première année, peut-être auriez vous des conseils pour travailler à la maison et se motiver ?


Abdelwakil : c’est vrai qu’on ne s’est pas concentré sur les premières années ces derniers temps. Mais c’est vrai c’est une période compliquée, même pour nous en école on a des devoirs, des conférences, des fois on se lève le matin on est dégoûté, on a pas mis le pied dehors depuis un mois et demi, niveau mental c’est dur, c’est sûr il y a des jours où on a envie de ne rien faire, mais il faut continuer et travailler.

En prépa, ce que je faisais c'est que je regardais plein de vidéos d’écoles qui pourraient me plaire et ça me motivait ! Je me levais direct ! Ce n'était pas en restant de lit que j'allais y arriver. Je voyais les Arts et Métiers de Cluny, l’abbaye énorme, je me disais que c’était un truc de fou ! Je voyais les personnes en costume, je me disais "il faut travailler pour l’avoir". Il ne faut pas lâcher. La première année c’est les bases, et c'est vrai que la majorité des sujets ne sont pas de 1ères années. Mais c’est la base pour y arriver par la suite, et il ne faut pas passer à côté.

Gamou : oui c’est vrai que c’est difficile quand on est tout seul de se motiver quand personne n’est derrière. En prépa, on nous habitue à avoir toujours les profs derrières, les khôlles, les DS pour se tenir à jour. Là, avec le confinement, il n'y a plus rien ni personne. C’est déstabilisant pour pas mal d’étudiant. Je pense que c’est toujours important de garder une bonne hygiène de vie, de se lever à la même heure, d’avoir des plages de travail bien définies entrecoupées par des temps morts. Il faut essayer de toujours garder le rythme parce qu’à partir du moment où on s’autorise un écart, on en autorise deux puis trois puis quatre, et là c’est fini, on décroche.


2/ Où trouver les annales ?


Gamou : c’est très important de savoir où les trouver et surtout pouvoir remonter assez loin. En général, on les retrouve sur les sites des banques d’écoles ou des concours. Pour le concours agro-véto, le site du SCAV permet d'avoir les annales sur seulement 5 ans. Pour les années passées, faut aller sur d’autres sites que des gens ont fait.


Abdelwakil : oui faut aller sur les sites des concours.


3/ Manuels à conseiller pour des exos supplémentaires [maths, physique, SI] ?


Abdelwakil : pour les maths on demandera à Youcef, il doit avoir des petits tuyaux. En SI, il faut faire des annales, même sur des années lointaines. L’année où j’ai passé la SI (bon faut savoir que je me suis fait massacrer en SI, soit j'excelle soit c'est la cata, mais il n'y a pas de milieu), j'ai assuré en maths et en physique mais la SI c’était une catastrophe. Si vous tombez sur un sujet jamais vu, c’est compliqué. Il faut faire les annales même au-delà de 2008. Moi j’étais allé jusqu’aux annales de 2008, et comme par hasard je suis tombé sur une session où la moitié du sujet c’est sur l’asservissement avec du schéma causal et pas bloc comme d’habitude, alors qu’on l’avait abordé que 30 min dans l’année. Et j’ai pas assuré.


4/ le Dunod en maths pour les MPSI ?


Abdelwakil : c’est vrai que tout ce qui est édition Dunod c’est pas mal.


Gamou : oui c’est vrai j’avais que des Dunod sauf un il me semble. Après j’aimerais bien revenir sur un point à propos des livres : il y a des étudiants qui réussissent très bien sans. Il suffit juste d’avoir les cours de ses profs, ses TDs au propre et d’aller lire de temps en temps des annales et ça marche aussi. C’est vrai qu’en avoir, c’est rassurant, ça permet d’aller plus loin et même des fois ça débloque certaines situations, mais c’est un gros investissement, surtout quand on achète pas d’occasion ça coûte une fortune ! Pour ma part je ciblais vraiment les matières où il m’en fallait, et là où il ne m’en fallait pas je ne dépensais pas !


Abdelwakil : c’est vrai. Demandez aussi à ce que ceux des années précédentes vous passent leurs manuels.


5/ Les livres Ellipses, mieux ou pas ?


Abdelwakil : Oui franchement ça serait le top. Ils expliquent les méthodes très clairement, et généralement vous retrouvez quasi la même chose au concours. En termes de niveau, c’est beaucoup mieux de commencer par Ellipses que de commencer par Dunod je pense. Dunod, c’est des exos un peu plus poussés et pas aussi bien faits et lisibles qu’Ellipses.


6/ J’ai jamais dépassé 5 en maths cette année est-ce que c’est possible que je fasse une remontada avec un travail acharné et une bonne méthode ?


Abdelwakil : ah bah oui c’est clair, il n'y a rien de surprenant en 1ère année. Si tu travailles pendant les grandes vacances pour rattraper tes lacunes et que tu te donnes à fond, que tu notes dans un cahier les points faibles et les astuces et que les relis souvent pour t’en rappeler, pas de soucis.


Gamou : c’est super important, savoir que ce n’est pas parce que tu te prends des cartons que t’es forcément nul et que le jour du concours tu vas aussi te prendre un carton. Pour mon exemple, mon principal point fiable, c’était la géologie (j’en avais pas fait au lycée vu que j’ai fait un bac S agricole, du coup je suis arrivée en géol comme un étudiant découvre python en informatique), c’était galère, mais je me suis accrochée pendant les deux ans. En DS, je me prenais des cartons mais arrivée au concours j’ai eu des supers notes, au point de me demander s’ils s’étaient pas trompés en corrigeant ma copie. Au final, tant que tu ne lâches rien et que tu as la notion de tes faiblesses, que tu essaies de les corriger en permanence, tu ne peux faire que t’améliorer, ne t’inquiètes pas. En fait la pire des choses, c’est de laisser tomber. Là, c’est sur que ton avenir va être fait de mauvaises notes. Mais si tu ne laisses pas tomber tu vas progresser. Attention, en prépa la progression n’est pas immédiate, elle prend du temps. Il faut accepter de prendre ce temps là. Une fois que ce temps là est pris et que tu vois la progression, là tu te dis ouais je suis content de m’être accroché jusqu’au bout.




La vie en école... et après


1/ Il y a quoi comme formation aux Arts ?


Abdelwakil : d'abord 2 années de tronc commun, la première année comprend un semestre génie mécanique et un autre génie électrique. La deuxième année c'est pareil avec un approfondissement de ce qui a été vu en première année. Ça te donne une formation d’ingénieur généraliste mais avec dominante mécanique et industrielle. Si vous allez aux Arts, école beaucoup plus reconnue à l’internationale comme une école mécanique, ce n’est pas pour faire de l’informatique. On fait car c’est obligatoire pour être ingénieur généraliste, mais ce n'est pas très poussé : du Python, du VPA (qu’on utilise sur excel). On a aussi pas mal de modélisation simulation, Mathlab, c’est assez complet mais ce n'es pas très poussé.


2/ Les meilleurs doubles diplômes ?


Abdelwakil : généralement les élèves, une fois sortis de prépas et arrivés en école, s’arrêtent de travailler. Alors que s’ils veulent des bons doubles diplômes en allant aux Etats-Unis ou en Angleterre, il faut charbonner en arrivant en école. Il n'y a pas de secret. C'est le cas d'Ayoub qui a beaucoup travaillé au 1er semestre, celui qui compte le plus sur toute l’année. Il y a deux phases de vœux aux arts : il y a la première phase de vœux qui réunit Angleterre, Etats-Unis et d’autres voeux à l’international et (Centrale Supelec au paravant mais ça a changé). Ils prennent les notes du 1er semestre pour faire un classement à partir duquel on fait des vœux et on choisit ce qu’on veut. Il y a une deuxième phase de vœux basée sur le classement de toute l’année pour ceux qui n'ont pas choisi de veux au 1er semestre, et qui offre des choix en Europe et en France. Au final, si tu as bien travaillé au premier semestre, tu profites des meilleurs vœux. Après il y a toujours de très bons vœux au second semestre, comme la Suède ou Centrale Supelec maintenant. Il faut savoir aussi que les doubles diplômes ça rajoute 2 ans ! Pour ma part, j’ai travaillé au premier semestre, je suis arrivé 15ème et j’ai choisi d’aller en Angleterre pour faire un master d’un an, je n’ai pas voulu faire un double diplôme. C’était un vœu personnel de ne pas rajouter des années.


Gamou : chez nous y’a un double diplôme ENS/école vétérinaire. C’est un peu particulier. A la fin de ta spé, si tu passes les concours et que tu réussis ENS et véto, tu peux rentrer en double cursus avec la première année à l’ENS, suivie des 4 années de tronc commun à l’école véto, et la 5ème année tu retournes à l’ENS. Pour valider ton double diplôme, tu dois faire un mémoire pour valider le master d’ENS et la thèse vétérinaire pour valider le diplôme de docteur vétérinaire. Autant vous dire que c’est des bêtes qui font ça.


3/ Est-ce que les entreprises à l’internationale font la différence entre les ingénieurs diplômés en France et à l’étranger ?


Abdelwakil : c’est compliqué, je sais que les écoles françaises ne sont pas très réputées à l’étranger, même Polytechnique, elle commence à peine maintenant. C’est pour ça que, généralement, ceux qui veulent travailler à l’étranger font un diplôme reconnu dans une université à l’étranger. Parce que les français c’est les seuls à faire prépa, à faire des écoles d’ingénieurs, alors que dans le reste du monde, ce n’est que des universités.


Gamou : c’est une vraie problématique ce système prépa + écoles, je sais que pour les écoles vétérinaires, que ce soit dans toute l’Europe ou à l’international, les études durent globalement 5/6 ans, et il n'y a qu’en France que tu te manges 2 ans de prépas avant 5 ans d'école (surtout qu’il est rare d’intégrer au bout des deux ans souvent c’est au bout de 3 ans). Au minimum la formation dure 7 ans, et encore, c’est quand il n'y a pas eu d’obstacle sur ta route. Il y a quelques années, ils ont pensé s'aligner sur les autres pays, d’où la création la prépa intégrée en 1 an pour passer un concours qui permet de rentrer à l’école plus rapidement. Ensuite certaines écoles font des sortes d'équivalences de diplômes, je sais que dans mon école il y avait pendant un temps des équivalences avec les diplômes canadiens et américains.


Abdelwakil : je sais qu’il faut vraiment faire une année à l’étranger pour avoir un diplôme reconnu, un master ou un truc comme ça. Travaillez, dès que vous intégrez, ne vous reposez pas sur vos lauriers et prenez un bon diplôme à l’étranger pour pouvoir vous exporter.


4/ Des mauvaises écoles ?


Abdelwakil : franchement y’a pas de mauvaises écoles d’ingénieurs.

Gamou : exactement, je me rappelle en prépa, il y en avait un qui voulait géologie, il visait la meilleure école. Après, il a regardé les programmes, et s’est dit que la meilleure école c’est bien mais la formation qu’elle propose, c’est pas ce que je veux. Du coup il est allé dans une autre école (va savoir classée combien) car il voulait juste une école qui allait lui plaire qui allait le former et lui donner un diplôme qui lui permettait de faire ce qu’il voulait. Donc pas de sous école, pas de sous formation. Il suffit d’être bon dans ce qu’on fait.


5/ Des profs terminent ces écoles, à croire qu’elles sont mauvaises, mais si elles correspondent aux étudiants, c’est pas le plus important ?


Abdelwakil : exactement.


Gamou : Il y a beaucoup d’enseignants qui font ça, qui découragent les étudiants à aller des écoles non classées alors qu’on s’en fiche. Il y a des enseignants qui perdent un peu de vue qu’ils sont là pour amener des étudiants à intégrer des écoles qu’ils aimeront par la suite et qui leur donneront la carrière professionnelle qui leur correspond. Le but, ce n’est pas que lycée gagne en classement. On connait tous des étudiants qui ont intégré une école bien classée pour intégrer une école bien classée en en rejetant une qui leur correspond plus en se disant « bah on m’a dit qu’elle était nulle ». Ils arrivent en école et regrettent malheureusement leur choix.


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